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Même si l'Islande occupe une place importante dans ma vie, j'ai aussi d'autres centres d'intérêt..... Voici quelques images de mes sorties franciliennes et provinciales.

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L'Opéra Garnier et le siège de la Société Générale

 L'OPÉRA GARNIER

 

 

Pour raisons météorologiques, les photos des extérieurs sont postées sous le titre : L'Opéra Garnier-2.

Pour raisons de répétitions, les photos et le descriptif de la salle de spectacle sont postés sous le titre : L'Opéra Garnier-2  

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Napoléon III est visé lors d'un attentat, le 14 janvier 1858 dans le théâtre de la rue Le Pelletier.
Ce sont des anarchistes italiens qui lancent des "machines infernales" dans le cortège.

Le couple impérial est miraculeusement épargné, mais on relève 8 morts et 156 blessés.

Napoléon III décide, le lendemain de l'attentat, la construction d'une nouvelle salle. Il déclare le projet d'utilité publique.

Chef d'œuvre architectural connu dans le monde entier, le Palais Garnier est la treizième salle d'Opéra à Paris depuis la fondation de cette institution par Louis XIV en 1669. Sa construction fut décidée par Napoléon III dans le cadre des grands travaux de rénovation de la capitale menés à bien sur son ordre par le baron Haussmann. L'Opéra fut mis au concours et Charles Garnier remporta l'épreuve.

Interrompus par de nombreuses péripéties, dont la guerre de 1870, la chute du régime impérial et la Commune. Le Palais Garnier fut inauguré le 5 janvier 1875.

 

L'Opéra ou Palais Garnier a été édifié entre 1862 et 1875.

Cette bâtisse, a longtemps été nommée "L'Opéra de Paris", mais depuis l'ouverture de l'Opéra Bastille en 1989, on la désigne par le seul nom de l'Opéra Garnier".

A cette époque, l'espérance de vie d'un théâtre était de 13 ans.

C'est le treizième Opéra édifié à Paris et il est toujours debout depuis plus d'un siècle et demi.

Il est inspiré du théâtre de Bordeaux.

 

Nous pénétrons dans l'Opéra par l'entrée de la rue Scribe, puis nous nous rendons à la Rotonde.
C'était l'entrée des abonnés : bourgeoisie, mécènes…

Les femmes "se refaisaient une beauté" et vérifiaient leur tenue grâce aux miroirs disposés tout autour.

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La rotonde est située sous la grande salle de spectacles.

Au plafond, une rosace avec des lettres entrelacées. Jean-Louis Charles Garnier y écrit son nom et ainsi signe son œuvre, chose interdite à cette époque.

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Au sol, de magnifiques mosaïques qui virent défiler les plus fortunés de l'époque.

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Un couloir nous mène dans une salle dont l'ornement principal est une fontaine dédiée à la Pythie de Delphes.

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Sur les colonnes, on remarque Apollon, dieu de la musique.

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Le parcours, de la rotonde jusqu'à la grande salle est organisé afin que l'on découvre des décors de plus en plus beaux, pour terminer en apothéose.

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Le grand public accédait à l'Opéra par les marches de la façade.


La nef du grand escalier est un des lieux les plus célèbres du Palais Garnier. Elle abrite les degrés de l'escalier à double révolution qui mène aux foyers et aux différents étages de la salle de spectacle.

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Cet escalier est inspiré des palais italiens. Garnier y a étudié durant 8 ans.

Actuellement, cet accès est réservé uniquement pour les jours de spectacle.

  Le grand escalier est composé de 33 marbres différents venant de toute l'Europe. Le blanc vient d'Italie et le porphyre rouge d'Islande.

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A cette époque, le marbre donnait aux spectateurs le sentiment qu'ils gravissaient les marches d'un palais. Le grand escalier est lui aussi un théâtre, théâtre mondain où se croisait au temps des crinolines un public choisi.

Le plafond peint évoque, sur ses quatre parties, différentes allégories de la musique.

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On remarque, en bas de l'escalier, les deux torchères en bronze, grandes figures de femmes tenant des bouquets de lumière.

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Nous arrivons dans la deuxième rotonde où se trouve l'escalier réservé à l'Empereur.

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Il aurait dû y accéder en calèche, mais la construction n'était pas achevée lorsque la guerre a débuté en 1870.

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Le 4 septembre 1870, la troisième République est déclarée et l'Empereur déchu.

On remercie Garnier. Il se dit que l'impératrice serait venue dans les lieux avant son décès en 1921.

Les spectacles se donnent à nouveau rue Le Pelletier, mais par un "hasard extraordinaire", ce théâtre brûle deux ans après.
Garnier revient pour terminer l'Opéra, mais comme il n'y a plus d'empereur, l'escalier reste en l'état.

Une maquette nous montre les dessous de la scène. Ce sont 5 étages, environ 60 mètres, qui permettraient de loger l'Arc de Triomphe. Ce qui en fait le plus grand théâtre du monde.

Ces sous-sols servent à ranger les décors.

Une exposition temporaire nous permet d'admirer quelques-uns des somptueux costumes utilisés lors des spectacles.

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Les collections de la bibliothèque-musée conservent tout le passé de l'Opéra depuis trois siècles.
La bibliothèque-musée est située dans la Rotonde de l'Empereur, pavillon ouest flanquant la façade principale, à l'origine destiné au service du souverain. Après la chute de l'Empire, les locaux ne furent jamais terminés, on y voit encore l'appareillage massif de blocs de pierres tel qu'il était en 1870.

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Y sont exposées les maquettes des différents décors des pièces jouées depuis la création de l'Opéra.

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A la création de l'Opéra, le plafond était peint à la mode de l'époque, sur du cuivre.

Chagall a repeint celui-ci en 1964 à la demande de Malraux.

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Ce lustre pèse 8 tonnes, il éclairait la pièce au moyen de 240 becs de gaz qui dégageaient de la fumée qui noircissait les murs, le plafond et les tentures.

Une toile nous montre la disposition des loges.
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L'empereur était très mal placé, il ne voyait pas grand-chose, mais ce qui était important était de "se montrer".
Les hommes célibataires étaient placés dans la fosse d'orchestre à cause de la hauteur de leur chapeau.
On trouve aussi des loges grillagées pour les femmes ayant subi des revers de fortune et qui ne voulaient pas se faire voir.

Les femmes venaient faire admirer leurs beaux atours et leurs bijoux qu'elles venaient de sortir du coffre de la banque de la Société Générale située juste en face de l'Opéra. Une fois le spectacle terminé, les bijoux regagnaient vite le coffre.

Le salon de la Nuit en rotonde fait la transition avec le Grand Foyer.

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A chaque étage, se trouve un foyer, mais Garnier veut que tout le monde se retrouve au même endroit car à l'époque, on ne mélange pas les différentes classes sociales.

C'est pourquoi il crée le Grand Foyer" qui fut restauré en 2004. Il est largement inspiré de la Galerie des Glaces de Versailles.

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Il est recouvert de peinture dorée et non de dorure à la feuille.

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Par les fenêtres, nous découvrons les avenues entourant l'Opéra, créés par Haussmann.

Napoléon III finance les HBM (habitations à loyers modérés) ancêtres de nos HLM. Il impose l'eau à tous les étages, ce qui était révolutionnaire.

Avenue de l'Opéra, large de 26 mètres, tous les immeubles sont identiques. Chacun comprend cinq étages. Elle se termine par les jardins du palais Royal et le Louvre.
Garnier fait raser les arbres, car à la belle saison, l'Opéra est caché par les frondaisons.

Le salon du Soleil entouré de miroirs dorés donne sur le Salon du Glacier.

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Alors que Garnier reprend la construction de l'Opéra, un ouvrier se trompe dans les plans et inverse les deux salons.

A l'extrémité de la galerie du bar se trouve le salon du Glacier, rotonde fraîche et lumineuse ornée d'un plafond peint, Des peintures ; bleues à l'origine, mais passées par la lumière l'entourent la rotonde. On peut y voir une ronde de bacchantes et de faunes, et de cartons de tapisserie illustrant diverses boissons (thé, café, orangeade, champagne…) ainsi que la pêche et la chasse. Terminé après l'ouverture de l'Opéra, ce salon a un très net parfum 1900. On venait y souper, prendre un café à l'entracte. Un glacier y vendait des glaces (d'où son nom).

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Le Salon du Soleil devait donner accès au fumoir (vers le chaud), alors que le Salon de la Lune devait donner accès au Salon du Glacier (vers le froid).

 

Avant de redescendre le grand escalier, nous passons devant les loges fermées à chef.

L'origine du mot "ouvreuse" vient des personnes qui ouvraient les loges dans les théâtres. Ces loges étaient ensuite refermées pour que les occupants ne soient pas dérangés.

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Il suffit de traverser la rue pour se retrouver au siège de la Société générale où les femmes venaien chercher leurs bijoux avant d'assister au spectacle.

 

LE SIÈGE DE LA SOCIÉTÉ GÉNÉRALE

 

La salle des coffres.

En 1912, la société Fichet installe 561 coffres en acier poli.

L'entrée de la salle des coffres, accès unique, est composée d'une porte extérieure, d'un vestibule et d'une porte intérieure et d'une grille circulaire, la première du genre en Europe. Cette porte en acier moulé et poli d'un diamètre de 2.76m et d'une épaisseur de 40 centimètres pèse environ 18 tonnes.

Sa serrure est composée de 24 pênes cylindriques de 6 cm de diamètre manœuvrés par un volant.

Son double blindage est imperforable et incassable. Elle est également équipée d'une dalle de 12.8 cm d'épaisseur en béton armé réfractaire au chalumeau et armé d'une grille de fers ronds entrecroisés.

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La verrière de l'agence.

Au cours des années 1880, le maître verrier Jacques Galland s'initie au travail du verre coulé et non plus soufflé.
Passé au rouleau, strié d'un côté, il offre une transparence nacrée qui permet de riches effets visuels.

Ici, Jacques Galland utilise des verres monochromes oranges, jaunes et blancs.

 

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